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Alligny-en-morvan



Le pays de Jean Genet

Photo Jean Genet
Jean Genet : Le petit "Nano"

Né le 19 décembre 1910 à la Clinique d'accouchement de l'Assistance Publique Tarnier, à Paris, Jean Genet est le fils de Camille Gabrielle Genet, célibataire de 22 ans. Celle-ci abandonne légalement son enfant le 28 juillet 1911.

Le matricule 192 102 est placé chez des parents nourriciers, Charles et Eugénie Régnier, à Alligny-en-Morvan. Catholique fervente, Eugénie Régnier le fait baptiser et veille à son éducation religieuse. En 1920, le petit "Nano" est enfant de chœur. Sa maison est située juste à côté l'école communale d'Alligny. Il commet ses premiers chapardages. Parmi ses camarades d'alors, on note les noms de Louis Cullafroy, Lefranc et Querelle, futurs patronymes de ses héros de romans ou de pièces de théâtre.

En juin 1923, Jean Genet est reçu premier de la commune avec mention " Bien " au Certificat d'études primaires. Ses bons résultats scolaires lui épargnent le sort de valet de ferme.

Le 17 octobre 1924, il est envoyé dans un centre d'apprentissage de l'Assistance publique en Seine-et-Marne pour y recevoir une formation de typographe. Commence dès lors une vie faite de fugues, de vols, d'incarcérations.

Séparé de sa famille d'adoption pour suivre des cours de typographie, après une nouvelle fugue, il est enfermé dans une colonie pénitentiaire de Mettray oú il découvre un univers brutal et viril, avec une hiérarchie prononcée et une nouvelle expression de ses attirances homosexuelles.

A 18 ans, Genet rejoint la Légion étrangère. Il voyage en Afrique du Nord, au Proche Orient, et est marqué par la vision de la masculinité qu'il y découvre. De retour en France, il vit de menus larcins, ce qui lui vaut quelques séjours en maison d'arrêt. Il commence alors à écrire ses premières poésies et ébauches romanesques. Genet est un écrivain perfectionniste, qui n'est jamais satisfait par ce qu'il écrit. Il compose, remanie, réécrit, rejette des parties de ses textes...

Ses premiers romans sont censurés à leur parution, car on les classe pornographiques ou choquants. Ils sont donc diffusés clandestinement. C'est le cas de Journal du voleur, ou de Miracle de la rose (en 1946).

Notre-Dame-des-Fleurs, pour sa part, évoque la nuit homosexuelle parisienne dans le Paris d'avant la guerre. En 1947, Pompes fun├Ębres développe l'image d'Hitler... en version homoérotique, soulignant ainsi les liens entre la violence nazie et les pulsions sexuelles.

En 1947 sont jouées Les Bonnes. L'ouvrage ne sera publié qu'en 1954.

En 1984, deux années avant que la maladie ne l'emporte, Jean Genet revient sur les traces de son enfance, discrètement. Au cours de son existence, Jean Genet n'a jamais directement parlé de son enfance morvandelle et encore moins évoqué le nom du village où il fut placé en nourrice.

Pour mieux comprendre cette période de la vie de l'auteur de Notre-dame-des-Fleurs, Un captif amoureux, Les Bonnes, Les Nègres ou encore Les Paravents, on ne saurait que trop conseiller la lecture d' Une enfance abandonnée, de Jean-Pierre Renault (Ed. La Chambre d'Echos)


 

Le blog  dédié à Jean Genet

 



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